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Guinée/Stop Covid-19 : Le Directeur du Département Surveillance de l’ANSS à bâton rompu avec earthguinea.org

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Dr Sory Condé du Département Surveillance à l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS), parle des mesures prises dans le cadre de la prévention contre le coronavirus. Il précise également la tranche d’âge la plus infectée par la maladie depuis son apparition en Guinée. Le spécialiste répondait aux questions de notre reporter qu’on vous prose de lire l’intégralité de l’entretien.  

Bonjour Dr Sory Condé !

Bonjour !

Les autorités sanitaires ont lancé la stratégie Stop Covid-19 en 60 jours. On sait que c’est un projet qui se repose sur la surveillance. Dites-nous, quelle partition que joue votre département dans l’atteinte de cet objectif ?


La stratégie est basée sur beaucoup de composantes, non seulement la surveillance mais aussi la prise en charge et surtout le volet communication. En termes de surveillance, comme je l’ai toujours dit, la surveillance et la collecte continuent systématiquement avec les données. Ces données sont analysées pour y tirer des informations. Donc dans la stratégie, il y a des objectifs. Il s’agit d’abord de l’identification de la  quasi-totalité des contacts, et ces contacts doivent être suivis pour voir s’il y a des personnes qui développement des signes faisant allusion à la maladie. Si le cas s’avère, ces personnes sont extraites et envoyées vers un site de prise en charge. Le prélèvement est fait à ce niveau au laboratoire pour voir si la personne est déclarée non cas, ou bien souffrant d’autre maladie autre que coronavirus. Et si la personne est testée positive, elle est soumise au protocole de prise en charge, donc la surveillance collabore avec d’autres services parce qu’il y a la logistique derrière, il faut avoir le matériel de travail, la logistique roulante.

Ces derniers temps, on a vu la recrudescence ou une élévation du taux de coronavirus. Selon vous qu’est-ce qui explique cet état de fait ?

Je ne dirais pas une élévation du taux mais plutôt le nombre de cas positifs qui varie, cela est tributaire du dénominateur. Plus nous testons des cas, plus nous attendons à beaucoup de cas positifs. Quand on traite des milliers de personnes, on ne peut pas s’attendre au même nombre de cas que quand on traite une centaine de personnes. On se rend compte que même si le nombre de cas positifs est élevé, nous avons toujours cette proportion pour ces dernières semaines qui reste au tour de 10% en moyenne. Donc c’est pour dire que quand on prend cent personnes testées, on s’attend à 10 personnes qui peuvent être positives, c’est-à-dire qui ont le virus. Donc ça c’est un bon indicateur.

Donc si au début vous  voyez qu’on était jusqu’autour de 50%, la stratégie est en train d’apporter de la solution à ce problème, surtout au niveau de la surveillance. Le taux même de transfert des malades dans les prises en charge est en train de s’améliorer, nous sommes passés de 30 avant la stratégie à près de 75 %, selon la dernière évaluation à mi-chemin qui a été faite la semaine dernière dont les résultats ont été présentés lors d’une réunion stratégique hebdomadaire.

Dites-nous, aujourd’hui en termes de statistique, quelles sont les tranches d’âge qui sont les plus touchées par le Coronavirus ?

Quand on analyse les données depuis le début, nous sommes avec la même tendance en termes de groupe d’âge. Les tranches d’âge les plus affectées sont trois. Et quand on les met ensemble, il y a la tranche d’âge de 20 à 49 ans. Mais en gros, c’est la tranche d’âge de 20 à 39 ans qui est la plus représentée. La quasi-totalité de la jeunesse se trouve presque à ce niveau-là. Le taux de décès est aussi presque nul dans cette tranche d’âge et les complications idem.

Selon vous, qu’est ce qui explique que c’est cette tranche d’âge qui est touchées par la maladie ?

C’est d’abord l’insuffisance par le non-respect des mesures par cette tranche d’âge surtout. Quand on va dans les quartiers aujourd’hui le port des maques n’est pas du tout respecté. Quand on voit beaucoup de regroupement de jeunes autour du thé la bavette n’est pas utilisée. Et c’est la même tasse qui est utilisée par les mêmes personnes pour boire.

Dites-nous pourquoi on insiste sur le port des masques ?

Il y a deux importances : d’abord quand on porte le masque, on est protégé. Et même si vous êtes en face de moi quand vous toussez les gouttelettes de salives sont bloquées par le  masque. La deuxième chose, c’est que nous protégeons tous ceux qui sont autour de nous. Donc on se protège et on protège les autres. Le coronavirus est une maladie respiratoire, on dit que le virus se trouve dans la salive mais aussi dans les excrétions que nous rejetons à travers nos narines. Si nous portons des masques, nous bloquons tous ces éléments mais nous n’aspirons pas non plus ce qui est projeté par les autres. C’est pourquoi le port correct des bavettes nous protège et protège aussi les autres. Ça veut dire que ça contribue à rompre la chaine de transmission.

Merci Dr Sory Condé !

Je vous remercie !

Sylla Youn, pour earthguinea.org  

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