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Guinée : 60 jeunes à l’école du civisme, de la citoyenneté et le volontariat

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Dans le but d’outiller les jeunes à se prendre en charge eux mêmes, le Réseau Animateur Jeunes Engagés en abrégé (RAGE) en partenariat avec Aide & Action ont organisé le mercredi 10 Novembre 2021 à Conakry, un atelier sous le thème « le civisme, la citoyenneté, et le volontariat ». Cette formation a connu la présence de plusieurs haut cadre, notamment le coordinateur général du projet, Mr Mady Daiwondo,  Ibrahima Aminata Daillo, président de la Coalition des acteurs pour la paix et le développement ainsi d’autres intervenants.

Dans son discours de bienvenue, Mady Daiwondo, coordinateur général du programme ‘’Compétence pour demain’’ à Aide et Action, a d’abord remercié les participants d’avoir pris part à cette formation. « C’est le Réseau des Jeunes  Animateurs Engagés que nous mettons en place, et qui va évoluer dans le cadre du programme compétence pour demain qui  est un programme d’appui aux jeunes sur l’employabilité, sur l’engagement et  la citoyenneté. Il ne s’agit pas de mettre en place cette formation, il s’agit de les outiller de les former sur des notions de civisme, et de la citoyenneté, et sur le volontariat pour leur permettre de pratiquer, de mettre en œuvre les plans d’actions qu’ils vont élaborer éventuellement », a-t-il affirmé.

Par rapport à l’appel du CNRD à l’endroit des jeunes, le coordinateur évoque en disant ceci. « c’est intéressant parce qu’on peut développer sans participer les jeunes, mais il faut que les jeunes soient capables aussi de contribuer à la réflexion, capable de développer de manière responsable notre pays, et pour cela il faut forcément passer par le renforcement de la capacité des jeunes. Aujourd’hui, les jeunes ont tendance à abandonner le civisme, mais c’est à l’État ou les différents partenaires de faire en sorte que les jeunes puissent être autonomes. A travers les actions de la citoyenneté, par exemple la gestion des ordures en rendant ton quartier propre, c’est aussi une façon de contribuer pour ta nation ».

Et d’ajouter : « Le programme est circonscrit au niveau de la Commune de Ratoma. Pour le moment, nous travaillons avec les 60 jeunes, mais ces actions ne vont pas seulement se limiter à ces jeunes, ils vont être le porteur de ce projet auprès des autres jeunes. C’est une tâche lourde. Il ne faut pas seulement élargir sans avoir les résultats. Pour le moment nous sommes dans la commune de Ratoma. Si on veut qu’il y ait un changement, il faut toucher beaucoup de jeunes. Il y’aura d’autres formations à venir telles que l’entrepreneuriat solidaire, l’audiovisuel, et la photographie en vue de leur permettre d’être autonomes et gagner de l’argent. Les nouvelles autorités doivent soutenir les jeunes dans leur développement, mais aussi d’investir dans leur projet », a-t-il ajouté.

De son côté, Cheik Mohamed Touré, formateur, a évoqué la mission de ce projet. « Vous savez, c’est une mission qui est très importante pour nous. L’organisation de cette formation est de contribuer de façon positive, à rendre les jeunes autonomes, de faire en sorte que ces  jeunes puissent mieux se comporter dans la vie, mais aussi de se responsabiliser tout en respectant la loi, de réclamer également leurs droits sans passer par la violence, l’injure également. Donc, c’est un échange entre nous, et les jeunes. Il faudrait que ce qui sont au pouvoir sachent qu’aujourd’hui, qu’ils doivent vraiment accompagner ces jeunes », a-t-il martelé.

Ibrahima Aminata Diallo, président  de la coalition  des acteurs pour la paix, et le développement se dit très satisfait. « Nous sommes dans une zone  généralement quand on dit que  bambeto, hamdallaye, cosa etc… La plupart des gens, pense que c’est une zone de loubards, et nous on a réfléchi à un moment qu’on peut changer la tendance en transformant cette zone en lieu de citoyenneté. Aujourd’hui, ce n’est pas la zone qui a un problème, mais plutôt c’est la situation dans laquelle on les a mis qui les poussent souvent à manifester. Donc, c’est l’une des raisons qui  a motivé  notre organisation à envoyer les partenaires sur cette axe ».

Pour terminer, il souligne que ‘’ce projet était vers Kobayah, alors c’est un défi pour vous de venir vous installer dans une  zone où tout le monde a peur d’aller. Cette formation contribuera vraiment à  amener ces jeunes, et ces citoyens à réagir  en formant dans  le bon sens », a-t-il conclu.

Bolokada Sano pour earthguinea

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