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Menaces climatiques : Comment l’Homme est-il exposé aux maladies sauvages !

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Il est important de poser la question de savoir pourquoi une telle accélération la transmission des maladies aux humains. Aux dires des experts, il existe encore plus d’un million de virus dans le monde non découverts chez les mammifères qui sont capables d’infecter l’être humain. Ajoutant que l’émergence de ces maladies appelées ‘’maladies nouvelles’’ est en lien direct avec la perte des forêts, des écosystèmes et la biodiversité.

Parlant de ce phénomène, le Secrétaire général du ministère de l’environnement, des eaux et forêts, Seydou Barri Sidibé, a invité les acteurs à un sens de responsabilité et à une prise de conscience  généralisée en faveur d’une gestion durable de l’environnement.

Ci-dessous l’extrait d’un discours prononcé à l’occasion d’une conférence nationale sur le climat à Conakry.

« Il s’agit de susciter l’intérêt général et le désir de sensibiliser et informer les acteurs de développement pour qu’ils comprennent que leur participation active à la gestion durable de l’environnement est essentielle. Et qu’ils doivent changer favorablement leur comportement et leurs attitudes à l’égard des questions environnementales.

Une forêt est constituée de plusieurs être vivants qui sont tous essentiels à l’existence de cette forêt, à avoir les champignons, les plantes, les bactéries et les animaux. Tous ces animaux jouent un rôle indispensable dans l’équilibre de l’écosystème forestier. C’est-à-dire les interactions qui peuvent exister entre les communautés de plantes et les communautés d’animaux. Des forêts aux terres agricoles en passant par des étendues d’eau douce, des océans et des littoraux, les écosystèmes dans toute leur vitalité et leur diversité sont le pilier de notre prospérité et de notre bien-être.

Cependant, ces précieuses ressources sont de plus en plus dégradées de façon alarmante, par le fait des actions de l’homme. Parce que depuis longtemps maintenant, nous exploitons et détruisons l’écosystème de la planète. Et selon le groupe international des experts placé sous l’égide du programme des nations unies pour l’environnement, toutes les 3 secondes, le monde perd suffisamment de forêts équivalentes à la dimension d’un terrain de football. Et la moitié des zones y sont aussi détruites provoquant ainsi des impacts qui agissent négativement sur le climat. Depuis longtemps, le climat de la planète connait des frustrations, mais depuis l’industrialisation, la composition de l’atmosphère s’est modifiée en raison de l’émission des gaz à effet de serre. Et ces réchauffements causés par des activités humaines accentuent l’effet de serre naturel et entrainent des changements sensibles du climat. Des pertes d’écosystèmes privent également le monde de puits de Carbonne que constituent les forêts. En conséquence, les effets mondiaux de gaz à effet de serre ont aussi augmenté pendant ces dernières années consécutives et la planète est en phase de subir aujourd’hui un changement climatique potentiellement catastrophique.

L’émergence de la Covid-19 a également montré à quel point les conséquences de la perte des ressources forestières peuvent être désastreuses pour les humains. En réduisant les superficies des forêts, nous les humains nous avons créé des conditions idéales pour la propagation des agents pathogènes dont le Corona virus. Vous remarquerez que dans les temps précédents, on avait en gros une pandémie par siècle. C’est à dire chaque cent (100) ans l’humanité connaissait une pandémie. Par exemple au 19 siècle, il y a eu une pandémie du cholera en 1830, en 1850 et en 1880. Donc pendant tout le 19ème siècle la pandémie que le monde a connue c’est la pandémie du choléra. Donc une seule pandémie.

Le 20ème siècle a démarré en 1918 avec la grippe espagnole et le siècle s’est achevé dans les années 80 avec la pandémie du Sida qui dure encore. Mais dans tous les cas, les deux tiers  du 20ème siècle ont été dominé justement par cette grippe espagnole. C’est vers la fin du siècle qu’on a connu la pandémie du Sida. Donc pratiquement on peut résumer qu’on n’a pas connu assez de pandémie encore dans le 20ème siècle.

Mais au 21ème siècle, le siècle que nous vivons actuellement, en 21 ans seulement on a connu 6 pandémies : En 2003, il y a eu le Strass qui est venu de Chine qui fut le premier corona virus ; En 2009, il y a eu la grippe H1N1 ; En 2012, il y a eu le Mescov un autre corona virus qui avait commencé en moyen orient ; En 2013, il y a eu la fièvre hémorragique à virus Ebola qui était connu en Afrique centrale mais qui s’est transporté en Afrique de l’ouest ; En 2015, il y eu la fièvre hémorragique Gika, et aujourd’hui la sixième pandémie est la Covid-19 qui a démarré en 2020 et qui perdure encore.

A ce niveau, il est important de poser la question de savoir pourquoi une telle accélération. Donc il faut dire que l’émergence de ces maladies nouvelles est à la fois en lien direct et étroit avec la perte des forêts, des écosystèmes et la biodiversité.

Et à l’Etat naturel, les animaux sauvages sont en équilibre avec les virus, les bactéries et l’ensemble des microbes dont ils sont porteurs. Donc plus la biodiversité est riche moins ces virus se rependent. Cependant, dans le monde contemporain, on perturbe totalement cet équilibre. Tout simplement parce que la modernisation des sociétés et la recherche du profit conduisent à déforester pour aménager des routes, construire des  villes, développer l’agriculture intensive ou l’élevage de masse, prélever les minerais précieux. Ainsi de la sorte, on multiplie les points de contact entre les hommes et la faune sauvage réservoir des virus qui génèrent ces maladies nouvelles.

La menace est réelle parce que les experts ont montré qu’il existe encore un million sept cent mille (1.700.000) virus encore non découverts chez les mammifères et chez les oiseaux parmi lesquels il y a six cent mille (600.000) à huit cent mille (800.000) virus qui sont capables d’infecter encore l’être humain. Donc les forêts sont le socle de toute une vie sur terre. Protéger les forêts, les écosystèmes, la biodiversité, c’est protéger la planète et ses habitants », a-t-il lancé.

Sylla Youn, pour earthguinea.org

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