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Maladies des mains sales : Plusieurs facteurs favorisent leur croissance, selon un infectiologue

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La saison des pluies est propice à la réapparition de plusieurs maladies qu’on appelle couramment les maladies des mains sales. Ce sont le choléra, la diarrhée ou encore la fièvre typhoïde qui  sont très fréquentes en cette période hivernale.

Selon les spécialistes en infectiologie, la consommation des aliments souillés et l’insalubrité de l’environnement sont à la base de ces pathologies.

« De la même manière qu’on traite un patient qui a le choléra qui n’a pas bien lavé les mains, nettoyer les aliments , c’est de la même manière qu’il faut traiter la diarrhée », explique Pr Fodé Amara Traoré du service de l’infectiologie à l’hôpital national CHU Donka. « Donc dans la plupart des maladies des mains sales la diarrhée fait partie de la manifestation de ces maladies », poursuit-il.

Parmi la liste de ces maladies infectieuses, il parle aussi des facteurs qui favorisent la croissance de ces maladies. « Surtout en cette période hivernale, lorsque nous partons dans certains marchés où les eaux usées ne circulent pas correctement où les vendeuses vendent des marchandises à même le sol, ce sont de lieux de transmission », explique le professeur Traoré.

« Parce que l’aliment en lui-même ne transmet pas la maladie, mais le fait que l’aliment soit souillé par un microbe et qu’on n’élimine pas ce microbe à la surface de l’aliment avant la consommation, c’est ce qui entraine la maladie », dit-il.

Selon lui, il existe des remèdes pour ces pathologies énumérées plus haut :  

« A l’issue de l’identification de la maladie, le laboratoire nous fait retour, il nous donne avec précision le nom de la maladie. Le laboratoire nous teste des médicaments qui peuvent agir rapidement sur la maladie qui a été identifiée. Donc on regarde la liste de médicament qui a été testé par le laboratoire, le médicament le plus accessible, le moins cher et le plus efficace, on le prescrit au patient», a fait savoir le médecin.

Selon le Pr. Fodé Amara Traoré, plusieurs autres mesures pourraient nous aider à prévenir les maladies des mains sales, il s’agit notamment de rendre propres les aliments avant de les consommer, ou encore d’assurer l’hygiène quotidienne des lieux publics.

Pour rappel, en 2011, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le continent africain a enregistré 85 000 cas de choléra et 2 500 morts. Toujours en 2011, le MSF qui possédait une expérience approfondie dans la lutte contre l’épidémie de choléra a pris en charge plus de 130 000 patients dans ses centres de traitement du choléra à travers le monde. Entre fin avril et mi-mai 2012, en collaboration avec le ministère de la Santé guinéen, elle a vacciné 143 000 personnes dans la zone du littoral en Guinée. Indique le site officiel de l’organisation.

Sylla Youn, pour earthguinea.org

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