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Guinée/ viol sur M’mah Sylla: « il s’agit des délinquants sexuels… », Rétorque l’ordre national des médecins

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A travers une déclaration tenue le lundi 18 octobre, le Conseil national de l’ordre des médecins interdit aux médecins accusés d’avoir violé la jeune dame M’mah Sylla dans une clinique, alors qu’elle s’était rendue pour des soins, de tout exercice de leur profession sur toute l’étendue du territoire national.

Par la voix de son président, Dr Hassane Bah, l’organisation a pris plusieurs décisions contre ces médecins fautifs et  condamné fermement ‘’ce comportement indigne’’.

« C’est avec une grande consternation que nous avons entendu par la voie de presse que l’agression sexuelle est menée sur une patiente dans un cabinet médical par des soi-disant médecins. L’ordre national des médecins de Guinée condamne fermement ce comportement indigne contraire à toutes les valeurs morales, éthiques et déontologies qui régissent l’exercice de la profession médicale. »

L’exercice de la profession médicale requiert une formation continue de plus de sept ans sanctionnée par un diplôme et une inscription à l’ordre des médecins. Dr Hassane Bah affirme que cette procédure n’est pas respectée en Guinée.

« Après vérification, nous avons constaté que les mis en cause ne sont pas répertoriés au niveau de notre institution. Alors, on peut raisonnablement se poser des questions s’il s’agit des médecins, des infirmiers, des garçons de salle ou des tradi-praticiens ? A notre avis, la réponse est simple, il s’agit des délinquants sexuels ayant commis des viols dans l’exercice de la profession médicale ».

Ainsi, le président du Conseil national de l’ordre national des médecins appelle le ministère de la santé et la justice à prendre des dispositions pour remédier à cela.

« Nous appelons le ministère de la santé à prendre toutes les responsabilités pour garantir à tous les guinéens des soins de qualité dispensés par un personnel qualifié et équipé. A la justice, nous demandons une application stricte de la loi dans toute sa rigueur en matière de responsabilité médicale en général et des responsabilités répressives en particulier ».

Il faut noter que le Conseil national de l’ordre des médecins décide de se constituer partie civile auprès de la patiente M’Mah Sylla pour défendre l’honneur de la profession médicale, protéger les intérêts de la victime et interdire l’exercice de la fonction à tous ceux qui seront inculpés dans l’affaire.

A suivre…

Sylla Youn, pour earthguinea.org

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