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Guinée/Femmes rurales : #FemmeVision2030 célèbre la Journée internationale dans des marchés !

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A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes rurales ce 15 octobre, #FemmeVision2030 a mis le Jour à profit pour initier des séries de rencontres avec les femmes vendeuses des produits locaux (allocos ou bananes plantain, manioc, arachide, gombos, …).  L’objectif : échanger avec ces combattantes des marchés de Matoto pour le bien- être social sur les difficultés qu’elles sont confrontées dans leur quotidien et éventuellement, recueillir leurs sollicitations envers l’Etat et les partenaires.   ‘’ Les femmes rurales cultivent une bonne nourriture pour toutes et tous’’ a été le thème choisi pour année 2021.

A Koundébougni, Mariama Camara, assise devant ses sacs d’arachides et manioc, dit ne plus savoir à quel saint se vouer. « Ces produits viennent dans les zones de Kindia, Coyah, Forécariah et Dubréka. Pour avoir un sac de 50 kilos d’arachides par exemple, il nous faut débloquer jusqu’à 50 mille francs guinéens. Et, le transport, pour un sac de 50 kilos, on nous demande de payer entre 20 et 25 mille francs guinéens. Si le véhicule tombe en panne, vous risquez de tout perdre. Une fois arrivée à Conakry, le sac se négocie entre 80 et 95 mille francs guinéens. Quand vous faites le calcul, vous verrez que je ne gagne pas plus 20 mille francs sur le sac. C’est pour vous signifier combien de fois, c’est compliqué », s’est-elle confiée.

 Pire, poursuit-elle, beaucoup de nos légumes et tubercules pourrissent. « Nous n’avons aucun moyen pour les conserver et les routes sont vraiment dans un mauvais état. Ici, le seul signe qui nous montre que les autorités savent que nous sommes là aussi, c’est quand on nous demande payer les taxes », a regretté Mariama.  

A quelques mètres, Rose Kamano, la quarantaine révolue vend des allocos et du riz au marché de Tannerie. « Ces bananes viennent de la Côte d’Ivoire et de Nzérékoré. Nous arrivons difficilement à nous s’en sortir. Souvent, ce sont les camions qui sont déplacés. Ainsi, arrivés à Conakry, ils déchargent et placent par tas. Le prix varie selon la qualité et le nombre de banane. Un tas peut être négocié jusqu’à 50 mille francs guinéens.  Ce sont ces tas que nous revendons à notre tour mais par détailler, des petits tas de 4 à 5 bananes qui se négocient entre 5 à 10 mille francs », a-t-elle précisé.

Comme toutes les autres femmes qui sont dans cette activité de commercialisation des produits locaux, « Nous sommes régulièrement confrontées au problème de routes et conservation. En plus, il y a la crise liée à la pandémie de Covid-19 qui a aussi aggravé la situation », a-t-elle soutenu.

 Mouctar Diallo

Pour FemmeVision2030/EarthGuinea/Billet Du Jour/FEDEP

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