Segment de haut niveau sur le thème »Genre et Droits fonciers à la #UNCCDCOP13: Message de la Société civile

#UNCCDCOP13

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Le mardi 12 Septembre 2017, au compte de la deuxième journée du Segment de Haut Niveau de la 13ième conférence des parties sur la lutte contre la désertification (CNULD) qui se tient dans la ville d’Ordos en Mongolie intérieure (Chine), une session de dialogue a été organisée en plénière sur la question du Genre et des Droits Fonciers. Le message des 500 organisations de la société Civile accréditées à la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la Désertification a été délivrée par Fatoumata Chérif, Présidente de l’ONG Femmes, Pouvoir et Développement-FEDEP de la République de Guinée

Ci-dessous, in extenso, l’intégralité du message adressé aux Etats Parties.

Special Segment – Gender and Land Rights – A Dialogue with Civil Society

Tuesday 12th of September 10.00 to 11.30

By Fatoumata Cherif

Madame la Présidente,

Distingués délégués,

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes ravis de constater que beaucoup d’entre vous participent à ce Segment de haut niveau sur le “Genre et les droits fonciers”. Les contributions formulées au cours de cette session ont démontré que beaucoup d’efforts doivent être consentis pour faciliter l’accès des femmes aux terres ainsi qu’au contrôle de leurs propriétés.

En tant qu’OSCs, nous profitons de cette occasion qui nous est offerte, pour partager quelques recommandations clés afin qu’elles soient intégrées dans les décisions formulées lors de cette COP13.

Nous portons la voix de toutes les femmes qui sont éprouvées au quotidien pour sécuriser leurs terres, comme cela se passe dans mon propre pays la Guinée. Les gouvernements ont la responsabilité principale de sensibiliser les femmes et les hommes à tous les niveaux de la société dans leurs pays au sujet des droits fonciers sensibles au genre.

Nous sollicitons, Distingués Délégués, de renforcer les capacités des femmes sur leurs droits d’accès à la terre. Une condition essentielle pour favoriser une meilleure gestion durable des terres et la realisation de l’objectif 15.3 relatif a la LDN. Pour réaliser cet objectif, la prise en compte de la participation des femmes dans ce processus ainsi que dans la formulation des plans nationaux d’adaption (PAN), est cruciale.

Les investissements dans la LDN nécessitent de protéger les droits d’utilisation des terres des femmes locales, et garantir un consentement préalable libre et éclairé informel en connaissance des causes aux peuples autochtones et communautés locales.

Pour assurer une bonne gouvernance des droits d’utilisation des terres des femmes, nous demandons vivement aux Etats Parties d’adopter et de mettre en œuvre les lignes directrices sur la gouvernance responsable des régimes fonciers applicable  aux Terres, aux Pêcheries et aux forêts. Nous encourageons la création de dialogues multi-acteurs dans les politiques et programmes gouvernementaux qui renforcent la sécurité foncière des femmes.

La mobilisation des ressources financières et techniques est nécessaire pour renforcer et appliquer les droits d’utilisation des terres des femmes. Nous demandons donc aux gouvernements de rendre ces fonds accessibles aux initiatives dirigées par des femmes.

Distingués délégués, Mesdames et Messieurs,

Alors que nous sommes réunis ici dans cette salle, des millions de femmes sont en ce moment même, en train de travailler laborieusement sur des terres dont elles n’ont pas la sécurité foncière. Leur avenir est donc menacé puisqu’elles ne peuvent pas compter sur leurs terres à long terme.

Nous vous exhortons, une fois de plus, à mettre les OSC dans le futur cadre stratégique de la Convention.

En tant qu’OSCs, délégués gouvernementaux, Secrétariat de la Convention, universitaires et secteur privé, nous sommes réunis aujourd’hui pour améliorer les conditions de vie de ces femmes. D’abord et avant tout en améliorant leur accès, leur propriété, leur contrôle et droits sur la terre. Raison pour laquelle les OSCs présentent ici demandent une décision sur les droits fonciers des femmes, des peuples autochtones, des jeunes, des pastoralistes!

Et, bien sûr, cet objectif ne pourra se réaliser qu’avec une solide représentation des voix des femmes au sein de la convention.

J’espère que ce cadre nous permettra d’aller au –delà des mots.

Merci Madame la Présidente.

Rapport de la journée du 12 Septembre sur la table ronde Gender and Land Rights enb04275f

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