L’inclusion est la clé de la prévention des conflits violents, selon le groupe de la Banque Mondiale et les Nations unies

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 Dans une étude qui attire l’attention sur une résurgence des conflits violents, le Groupe de la Banque Mondiale et les Nations Unies urgent la communauté internationale de concentrer ses efforts sur la prévention.

Les oppositions violentes devenus complexes et longues, sont considérés comme l’un des grands obstacles à l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD). Ils créent un manque à gagner de $5 à $70 milliards par an, sommes qui pourraient être réinvesties pour lutter contre la pauvreté et les inégalités dans le monde.

La publication vise à améliorer la manière dont les processus de développement nationaux interagissent avec la sécurité, la diplomatie, la médiation et d’autres efforts visant à empêcher que les conflits ne deviennent violents.

Elle se focalise aussi sur les griefs qui sont à l’origine de nombreuses rivalités violentes aujourd’hui, comme l’exclusion, l’accès au pouvoir, l’accès à la sécurité et à la justice ainsi que l’accès aux revenus provenant des ressources naturelles.

Sur la base d’un examen des cas dans lesquels la prévention a été couronnée de succès, le document formule des recommandations à l’intention des pays confrontés à des risques émergents de conflit violent ainsi qu’à la communauté internationale.

L’institution multilatérale de financement du développement et les Nations Unies expliquent que les politiques et programmes de développement doivent être au cœur des efforts de prévention. Ils placent l’inclusion comme réponse essentielle aux rivalités violentes.

Ils ont pu relever que lorsque les risques sont élevés ou s’accumulent, des solutions inclusives à travers le dialogue, des politiques macroéconomiques adaptées, des réformes institutionnelles et des politiques ré-distributives sont nécessaires. De plus, l’action préventive doit adopter une approche plus centrée sur les personnes qui inclut l’engagement des citoyens.

En outre, l’amélioration de la participation des femmes et des jeunes à la prise de décision, ainsi que des politiques à long terme visant à répondre aux aspirations des femmes et des jeunes, sont fondamentales pour le maintien de la paix.

Ce rapport est un instrument à l’attention des décideurs politiques nationaux des pays les plus vulnérables aux conflits violents (pays à revenus faibles et intermédiaires) et des membres d’institutions multilatérale et régionale. Ceux d’Afrique pourraient s’en inspirer pour rendre leur environnement public plus inclusif.

Source

Abdel Razak MOULIOM

 

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