Éducation des adolescentes : la Banque mondiale a investi 3,2 milliards de dollars en deux ans

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WASHINGTON, 7 mars 2018 – Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé aujourd’hui, à la veille de la Journée internationale des femmes, qu’il avait investi 3,2 milliards de dollars au cours des deux dernières années dans des projets d’éducation en faveur des adolescentes. L’institution a donc déjà dépassé l’engagement qu’elle avait pris en avril 2016 d’investir 2,5 milliards de dollars dans ce domaine sur une période de cinq ans.

Concentrés essentiellement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, ces investissements ont pour objectif de faciliter l’accès des adolescentes (12 à 17 ans) à un enseignement secondaire de qualité et de faire en sorte que ces jeunes filles soient et restent scolarisées grâce à un certain nombre d’initiatives : bourses scolaires, transferts monétaires conditionnels, installation d’équipements de base dans les écoles tels que les toilettes et les points d’accès à l’eau potable, etc.

« L’investissement dans l’égalité des sexes et l’éducation des filles n’est pas seulement une nécessité morale : c’est aussi l’une des mesures les plus intelligentes d’un point de vue économique », déclare le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. « L’accélération de cet investissement est un élément essentiel de notre stratégie consistant à investir dans les êtres humains pour promouvoir une croissance inclusive et durable. Cette étape est un important rappel du fait que les filles — si on leur en donne les moyens sur le plan éducatif et humain — ont la capacité d’assurer l’avenir de leur pays ».

Les nouveaux programmes d’éducation du Groupe de la Banque mondiale qui incluent une aide aux adolescentes sont axés sur la qualité de l’éducation et l’accès à l’enseignement dans 21 pays*, dont certains figurent parmi les plus pauvres de la planète. Au Bangladesh, par exemple, un projet finance l’octroi de bourses scolaires aux filles, la construction de toilettes séparées et l’introduction d’un programme d’autonomisation des filles promouvant la santé et l’hygiène. Au Liban, le Groupe de la Banque mondiale collabore avec les pouvoirs publics pour promouvoir un accès équitable à l’éducation, en particulier au profit des filles et des réfugiés. En Tanzanie, la Banque encourage la scolarisation des filles en rendant la scolarité financièrement abordable, en réduisant la durée et la longueur des trajets jusqu’à l’école et en formant les enseignants aux méthodes de réduction de la violence sexiste.

Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, environ 130 millions de filles âgées de 6 à 17 ans (dont 75 % sont des adolescentes) ne sont pas encore scolarisées. Selon une étude de la Banque mondiale, chaque année d’étude dans le secondaire augmente de 18 % le potentiel de revenu des filles à l’avenir.

Les recherches démontrent systématiquement l’importance de l’éducation des filles : lorsqu’elles sont plus instruites, les femmes sont en meilleure santé, perçoivent des revenus plus élevés, ont moins d’enfants, se marient plus tard et font bénéficier leurs enfants de meilleurs soins de santé et d’une meilleure éducation.

Le Groupe de la Banque mondiale travaille depuis longtemps en faveur de l’éducation des filles. Ses projets actuels et passés profitent ou ont profité aux adolescentes d’Haïti, d’Indonésie, du Népal, du Nigéria et de dizaines d’autres pays. Des projets antérieurs ont déjà produit des résultats : au Pakistan, par exemple, un programme de distribution de bons d’études et d’allocations monétaires à 400 000 filles a accru de 9 % la scolarisation des filles dans les écoles secondaires du Punjab.

L’éducation des adolescentes et la promotion de la parité hommes-femmes s’inscrivent dans une vaste action globale, qui se traduit par l’octroi de financements et la réalisation de travaux d’analyse visant à éliminer les obstacles financiers à la scolarisation des filles, à retarder le mariage des enfants, à améliorer l’accès aux services de santé reproductive et à renforcer les compétences et les possibilités d’emploi des adolescentes et des jeunes femmes.

* Bangladesh, Brésil, Tchad, Éthiopie, Ghana, Haïti, Inde, Indonésie, Kenya, Liban, Moldova, Népal, Nicaragua, Nigéria, Pakistan, République du Congo, Rwanda, Sierra Leone, Tanzanie, Uruguay et Zambie.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2018/111/EDU

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