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Clôture du festival Bulles d’encre : La bande dessinée, un outil qui génère de l’emploi des jeunes

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La 6e édition du festival national de caricature et de bandes dessinées de Guinée dénommé ‘’Bulles d’encre’’ a pris fin ce samedi 15 février 2020 au Centre culturel franco-guinéen de Conakry (CCFG).

Initié par l’Association guinéenne des journalistes dessinateurs de presse (AGJD), ce salon de trois jours a permis aux organisateurs de constituer un espace de rencontres, d’échanges entre les acteurs du dessin de presse et les fans.

Oscar BARRY, Commissaire Général du festival Bulles d’encre

Le festival ‘’Bulles d’encre’’ a été aussi une rencontre qui a permis d’offrir de la bonne humeur aux fans guinéens de la Bande Dessinée (BD) et les dessins de presse comme le témoigne par ailleurs le commissaire principal de l’évènement Ben Youssouf Barry (Oscar).

« Nous avons décidé de professionnaliser ce domaine pour que le dessin soit utilisé surtout au niveau institutionnel. Le créneau du dessin reste le plus facile et le plus accessible même pour les communautés les plus reculées »

La particularité de cet évènement est que cette année les organisateurs sont fascinés par la présence de plusieurs étrangers venus de l’extérieur, et les différents honneurs et soutiens qui leur ont été faits.

« On a bénéficié de la reconnaissance internationale. Car en Afrique, ce n’est pas facile qu’on labélise un festival à chaque fois. Et nous, on a eu une reconnaissance de trois festivals ».

Le promoteur du festival pense que « La bande dessinée est un outil qui génère de l’emploi des jeunes. Si les autorités soutiennent cette initiative, cela permettra à beaucoup de jeunes d’être indépendants et de soulager un peu l’économie nationale ».

La plupart des jeunes membres de la plateforme sont sélectionnés sur la base d’un certain nombre de critères au niveau des instituts d’enseignement publics tels que l’ISAG de Dubréka, et  l’ISIC de Kountia.

« Les lauréats sont détectés dans les universités pour être membre de Bulles d’encre. Ils sont formés à travers des ateliers et certains sont reconduits pour leur montrer la technique de Bande Dessinée et les dessins de presse, puis modulés et orientés pour être indépendants ».

Pour ce journaliste Amara Soumah, du quotidien Horoya qui est à sa quatrième participation  à cet évènement, cette initiative mérite d’être soutenue car elle rapporte en termes de formation avec les étrangers. L’autre utilité que soutient le journaliste est que la BD est un véritable outil de communication en termes d’interprétation des actions mais aussi des paroles.

Amara Soumah, Journaliste à Horoya

« Mes sentiments sont les meilleurs. Je suis un homme de médias et cette activité sur la bande-dessinée porte sur deux volets : les bandes dessinées et les dessins de presse. Et moi aussi je suis de la presse et en même temps je fais le dessin. Donc cela me donne beaucoup plus de sentiment que prévu ».


Ali Mory Keita est diplômé de l’Institut supérieur des Arts de Guinée (ISAG) invite ses amis jeunes à se lancer dans le métier qui rapporte énormément en termes non seulement de formation mais aussi permet de générer l’économie.

Aly Mory, membre de l’Association des Journalistes dessinateurs de Guinée

« Cette année on a eu des promesses avec les invités qui sont venus de France, de Côte d’Ivoire etc. Moi je pense que faire le dessin, ce n’est pas un simple amusement. Aujourd’hui c’est grâce à cela que j’ai découvert plein de choses et j’ai fait plein de formations en France, au Benin, en Côte d’Ivoire. Si une personne sait qu’elle est passionnée de dessins, elle peut venir s’inscrire chez nous et on peut l’accompagner jusqu’à maitriser la plume », a-t-il invité.

Sylla Youn, pour earthguinea.org

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